Démystifiez la fertilité : mythes et fausses idées autour de la fertilité (Partie 2/2)

Cet article initialement publié en mai 2023 a été modifié en février 2024.

La semaine dernière, nous avions exposé une première partie sur notre article concernant les mythes et les fausses idées autour de la fertilité. Aujourd’hui, retrouvez la deuxième partie de cet article.

Pour rappel, les conceptions erronées et les idées reçues sur la fertilité sont monnaie courante. Elles nécessitent donc un éclaircissement. Ces mythes entravent le processus décisionnel des couples et des femmes pour la planification familiale, en engendrant de fausses espérances. Par ailleurs, ces mythes contribuent à la propagation de stéréotypes et de fausses croyances sur la fertilité au sein de la société (hérédité, impossible d’augmenter sa fertilité après 40 ans…).

Continuons donc notre exploration !

Mythe 5 : L'infertilité est héréditaire

Molécule d'ADN

L’infertilité demeure un problème complexe et multifactoriel. L’infertilité est héréditaire selon un de ces mythes. C’est-à-dire qu’elle peut être transmise de génération en génération. Mais est-ce vraiment le cas ?

Le mythe de l’infertilité héréditaire

Selon ce mythe, si vos parents ou grands-parents ont eu des difficultés à concevoir, il est probable que vous en aurez aussi. Cette idée cause beaucoup d’angoisse, surtout pour ceux ayant des antécédents familiaux d’infertilité.

Malgré tout, cette idée est aussi en grande partie fausse. Bien que certains aspects de la fertilité sont influencés par des facteurs génétiques, l’infertilité n’est généralement pas « héréditaire » au sens traditionnel du terme.

En effet, aucune étude ne pointe ce problème dans les causes d’infertilité.

La réalité de l’infertilité et de l’hérédité

L’infertilité a plusieurs causes : problèmes hormonaux, troubles de l’ovulation, problèmes de sperme… Elle peut aussi venir de problèmes de l’utérus ou des trompes de Fallope. La plupart de ces causes ne sont pas directement héréditaires.

Tout de même, certaines conditions ayant une composante génétique influencent la fertilité. Par exemple, le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et l’endométriose sont deux conditions affectant la fertilité féminine et ayant une composante héréditaire. De même, certains problèmes affectant la qualité du sperme peuvent également avoir une composante génétique.

Mais même si certaines conditions ont une composante héréditaire, cela ne signifie pas nécessairement que vous les développerez si vos parents les ont. En outre, même si vous développez l’une de ces conditions, cela ne signifie pas nécessairement que vous serez infertile.

En effet, de nombreux individus atteints de SOPK, d’endométriose, ou d’autres conditions similaires sont capables de concevoir, parfois avec l’aide de traitements de fertilité.

Mythe 6 : Seules les femmes doivent prendre des compléments alimentaires (1)

Lorsqu’il s’agit de fertilité, de nombreuses fausses idées circulent. L’idée que seules les femmes doivent prendre des compléments alimentaires pour améliorer leur fertilité est un mythe. Cette opinion est largement répandue, mais est-elle fondée ?

Le mythe des compléments alimentaires pour les femmes

Selon cette idée reçue, seules les femmes ont besoin de prendre des compléments alimentaires pour améliorer leur fertilité. Cette idée se base souvent sur l’importance des vitamines et des minéraux tels que l’acide folique et le fer pour la santé reproductive féminine.

Néanmoins, cette idée est inexacte. Bien que les compléments alimentaires sont utiles pour certaines femmes, les hommes bénéficient également de l’ajout de certains compléments à leur régime alimentaire lorsqu’ils essaient de concevoir.

La réalité des compléments alimentaires et de la fertilité

La fertilité masculine, tout comme la fertilité féminine, peut être influencée par de nombreux facteurs, y compris la nutrition. Certains compléments alimentaires aident à améliorer la qualité du sperme, ce qui peut à son tour augmenter les chances de conception.

Par exemple, les antioxydants tels que la vitamine C, la vitamine E et le sélénium aident à protéger les spermatozoïdes contre les dommages causés par les radicaux libres. Le zinc et le folate jouent également un rôle important dans la production de spermatozoïdes sains.

Bien que les compléments alimentaires soient utiles, ils ne sont pas une solution miracle pour l’infertilité. Ils doivent être utilisés en complément d’un régime alimentaire sain et équilibré, et non en remplacement.

De plus, il est toujours recommandé de consulter un professionnel de santé avant de commencer à prendre des compléments alimentaires.

Compléments alimentaires fertilité

Mythe 7 : Vous avez déjà des enfants, donc vous ne devez pas avoir de problème de fertilité (2)

Enfants qui écrivent allongés sur un tapis

Si vous avez déjà eu un ou plusieurs enfants, vous ne pouvez pas avoir de problèmes de fertilité. Voilà un septième mythe particulièrement tenace !

Malheureusement, ce n’est pas le cas. Bien que tout indique que vous pourriez tomber enceinte une deuxième fois sans problème, il existe ce qu’on appelle l’infertilité secondaire.

Le mythe de la fertilité prolifique

Selon ce mythe, si vous avez déjà conçu un enfant, vous êtes à l’abri des problèmes de fertilité. Cette certitude se base sur l’idée que si vous avez été capable de concevoir une fois, votre corps « sait » comment le faire et vous ne rencontrerez pas de difficultés à l’avenir.

Malheureusement, ce mythe est loin de la réalité. En fait, l’infertilité secondaire, qui est définie comme l’incapacité à concevoir ou à mener une grossesse à terme après avoir déjà eu un ou plusieurs enfants, est un problème très réel et assez courant.

La réalité de l’infertilité secondaire

L’infertilité secondaire peut être causée par une variété de facteurs, tout comme l’infertilité primaire (l’incapacité à concevoir un premier enfant). Ces facteurs peuvent inclure des problèmes d’ovulation, des déséquilibres hormonaux, des problèmes de sperme, des conditions médicales sous-jacentes (diabète…), des complications liées à une précédente grossesse ou accouchement (adhérences pelviennes…), et bien plus encore.

Mythe 8 : Les femmes de plus de 35 ans ont peu de chances d’être enceintes (3)

L’âge est souvent cité comme un facteur clé affectant la fertilité, en particulier chez les femmes. La fertilité diminue naturellement avec l’âge. Un mythe commun suggère que les femmes de plus de 35 ans ont peu de chances de tomber enceintes. Mais est-ce vrai ? Est-il vraiment impossible d’augmenter sa fertilité après 40 ans ?

Le mythe de l’âge

Selon ce mythe, une fois qu’une femme atteint un âge proche de 35 ans, ses chances de concevoir diminuent drastiquement. Ce mythe se fonde sur l’idée que la fertilité féminine diminue avec l’âge, ce qui est vrai, mais il peut être trompeur en ce qui concerne l’ampleur de cette diminution.

Le mythe créé également une inquiétude inutile chez les femmes de plus de 35 ans souhaitant concevoir. En effet, il perpétue l’idée stigmatisante que la grossesse après 35 ans est quelque chose d’anormal ou de dangereux.

La réalité de l’âge et de la fertilité

La vérité est que la fertilité féminine diminue avec l’âge. Mais cela ne signifie pas qu’une femme de plus de 35 ans a peu de chances de tomber enceinte. Bien que la diminution de la fertilité commence généralement à se manifester autour de l’âge de 30 ans, cette diminution est souvent progressive. Et elle ne devient significative qu’après l’âge de 35 ans. Même alors, de nombreuses femmes de plus de 35 ans peuvent et tombent enceintes. Ainsi, augmenter sa fertilité après 40 ans n’est pas impossible !

Certes, la qualité des ovules diminue avec l’âge, ce qui peut augmenter les risques de problèmes chromosomiques et de fausses couches. En attendant, cela ne signifie pas qu’une grossesse est impossible ou nécessairement à haut risque pour toutes les femmes de plus de 35 ans. 

En parallèle, certains produits naturels fournissent une aide pour augmenter sa fertilité après 40 ans.

Augmenter sa fertilité après 40 ans

Nous espérons que cet article en deux parties a éclairci certains des mythes courants entourant la fertilité. En fin de compte, il est important de se rappeler que chaque personne est différente. Cela peut donc avoir un impact sur la fertilité.

La connaissance est le premier pas vers une approche plus sereine et éclairée dans votre parcours de fertilité. Il est important d’être bien informé et de consulter un médecin ou un spécialiste fertilité si vous avez des préoccupations concernant votre fertilité.

Chez Fertility And Mum, notre boutique spécialisée en grossesse et fertilité naturelle, nous sommes fiers de proposer une gamme de compléments alimentaires et de produits du quotidien naturels. Ils sont exempts de perturbateurs endocriniens, 100% naturels, et fabriqués en France. De plus, ils sont conçus pour aider les couples à améliorer leur fertilité naturelle, réduire leur exposition aux P.E. et augmenter leurs chances de concevoir.

Sources :

(1) PubMed : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28844822/
(2) Les Maison des Maternelles : https://www.lamaisondesmaternelles.fr/article/quand-le-deuxieme-ne-vient-pas
(3) Insee : https://www.insee.fr/fr/statistiques/6019324

Panier
Sommaire
Retour en haut